Vocations

Que signifie être prêtre ?

« Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis. Telle est la signification profonde de la condition de prêtre : devenir ami de Jésus Christ. Nous devons nous engager chaque jour à nouveau pour cette amitié. Amitié signifie communion dans la pensée et la volonté. Nous devons nous exercer à cette communion de pensée avec Jésus, nous dit saint Paul dans l'Epître aux Philippins (cf. 2, 2-5). Et cette communion de pensée n'est pas une chose purement intellectuelle, mais c'est une communion des sentiments et de la volonté, et donc également de l'action. Cela signifie que nous devons connaître Jésus de façon toujours plus personnelle en l'écoutant, en vivant avec Lui, en nous arrêtant auprès de Lui. (…). Être prêtre signifie devenir l'ami de Jésus Christ, toujours davantage, avec toute notre existence. Le monde a besoin de Dieu — non pas d'un dieu quelconque, mais du Dieu de Jésus Christ, du Dieu qui s'est fait chair et sang, qui nous a aimés jusqu'à mourir pour nous, qui est ressuscité et qui a créé en lui-même un espace pour l'homme. Ce Dieu doit vivre en nous et nous en Lui. Tel est notre appel sacerdotal : ce n'est qu'ainsi que notre action en tant que prêtre peut porter des fruits. Je voudrais conclure cette homélie par des paroles d'Andrea Santoro, le prêtre du diocèse de Rome qui a été assassiné à Trébisonde tandis qu'il priait ; (…) : « Je suis ici pour habiter parmi ce peuple et permettre à Jésus de le faire en lui prêtant ma chair… On ne devient capable de salut qu'en offrant sa propre chair. Le mal du monde doit être porté et la douleur doit être partagée en l'absorbant jusqu'au bout dans sa chair comme l'a fait Jésus ». Jésus a revêtu notre chair. Donnons-lui la nôtre, pour qu'il puisse ainsi venir dans le monde et le transformer. Amen ! »

Benoît XVI jeudi saint 2006

Les signes d’une vocation sacerdotale ou religieuse

Il y a à la fois une et plusieurs vocations

Une seule :


Nous sommes tous appelés à suivre le chemin de Jésus Christ. Cette Bonne Nouvelle est destinée à tous.

Plusieurs :

Il y a bien des manières de vivre l’Évangile selon les situations et selon les personnes. Il y a Marie et Joseph,  Pierre et Paul, la Samaritaine et Zachée… Il y a les mains des serviteurs, la parole et le geste du témoin, le silence et le travail du contemplatif. Il y a le mariage, les diacres, les prêtres, les religieux, la vie en communauté…

Comment Dieu suscite-t-il
le désir de lui consacrer sa vie ?

Dans la liberté : 

Les Évangiles montrent Jésus guérir, enseigner en parabole et inviter quelques-uns à le suivre plus particulièrement : « Viens suis-moi », « si tu veux », « celui qui voudra », « quiconque voudra être mon disciple »… Cet appel n’est pas une contrainte. Il laisse à chacun la liberté de répondre.

Par des personnes : 

L’appel de Dieu passe par des personnes et des communautés. S’il n’y avait pas d’Église, avec sa visibilité concrétisée par ses prêtres rassemblant des communautés ou par ses ordres religieux, personne ne se sentirait appelé.

La spécificité de la vie religieuse

Un style de vie : 

 Il y a plusieurs chemins possibles pour consacrer sa vie à Dieu. La vie religieuse est l’un d’eux. L’attrait ressenti pour telle communauté ou tel genre de vie donnée à Dieu est un des indices d’une telle vocation.

Un dessaisissement : 

La vie religieuse est l’expression d’un grand désir : servir Dieu seul. Comme pour les disciples, elle suppose de tout quitter pour suivre Jésus selon les conseils évangéliques : une liberté vis à vis des biens matériels (pauvreté), un célibat signe de la résurrection et de l’amour pour chacun (chasteté) et la recherche de la volonté de Dieu avec d’autres en communauté (obéissance).

Les signes de l’appel de Dieu

La paix intérieure : 

C’est le premier signe à prendre en compte. D’ailleurs la première parole de Jésus après la résurrection est « La paix soit avec vous ».

Une joie profonde :

Cette allégresse est celle qu’éprouvaient les disciples d’Emmaüs en remontant vers Jérusalem, pour annoncer à leurs compagnons qu’ils avaient vu le Seigneur ressuscité.

La compassion :

 Celui que Dieu appelle à son service, éprouve de la compassion envers ceux qui souffrent, les pauvres, les étrangers ceux qui ne connaissent pas  le Seigneur Jésus.

Un élan intérieur :

 L’enthousiasme reçu de Dieu pousse à vivre la rencontre et le partage avec les autres, l’engagement et le don de soi. Comme Marie-Madeleine que Jésus ressuscité a envoyée vers les apôtres : « Va vers mes frères… »

Pour y voir plus clair

Me demander : 

« Quel feu sacré brûle en moi ? Au fond, qu’est-ce que j’ai envie de vivre ? La manière avec laquelle je cherche à suivre le Christ aujourd’hui, est-elle pour moi un chemin de vie ? Est-ce que je désire Le suivre davantage ? »

En parler :

Contacter quelqu’un en qui j’ai confiance et qui a suffisamment de liberté à mon égard pour m’aider à avancer tout en respectant mon chemin. Au point où j’en suis, il peut être trop tôt pour décider, mais il n’est peut-être pas trop tôt pour en parler à quelqu’un.

Rencontrer :

 Aller séjourner dans des communautés religieuses pour mieux les connaître de l’intérieur, me rendre compte par moi-même.

Vivre une retraite :

 Si la Parole du Seigneur réjouit profondément mon cœur, ce sera pour moi une confirmation importante. La retraite va aussi clarifier mes intentions. Une retraite de choix de vie selon les Exercices Spirituels de saint Ignace de Loyola peut m’aider à choisir selon le cœur de Dieu.


Pour aller plus loin

Les diocèses de Paris et de Nanterre ont un bon site sur le sujet :

« Ma vocation.org »


Le Service National des Vocations vous propose aussi son site :

« Vocations »

Dans le diocèse

Le père Raphaël Bouvier est en charge de l’accompagnement et de l’aide aux vocations :

04.42.17.58.40.

Prière de Jean-Paul II pour les jeunes

Seigneur Jésus Christ,

Bon pasteur de nos âmes,
qui connais tes brebis
et sais comment rejoindre le cœur de l’homme,
ouvre l’esprit et le cœur des jeunes qui cherchent
et attendent une parole de décision et de paix pour leur vie.

Fais-leur comprendre que c’est dans le mystère de ton incarnation qu’ils trouveront la pleine lumière.

Réveille le courage de ceux qui savent où chercher la vérité
mais craignent que ta demande ne soit trop exigeante.
Mets en mouvement l’âme de ces jeunes qui voudraient te suivre
mais ne savent pas ensuite surmonter les incertitudes et les peurs
et finissent par suivre d’autres voies
et d’autres sentiers sans débouché. Toi qui es la Parole du Père,
Parole qui crée et sauve,
Parole qui illumine et soutient les cœurs,
triomphe par ton Esprit des résistances
et des atermoiements des âmes indécises ;
suscite chez ceux que tu appelles
le courage de la réponse d’amour :
« Me voici, envoie-moi ! » Vierge Marie, jeune fille d’Israël,
soutiens de ton amour maternel
ces jeunes à qui le Père fait entendre sa Parole.
Soutiens ceux qui sont déjà consacrés.
Qu’ils répètent avec toi le oui d’un don de soi-même
joyeux et irrévocable.

Amen.

Tu veux…


Site de L'aumonerie étudiante d'Aix-en-Provence.